Quatre femmes assises. Elles commandent des bières. Il y a de la musique, bien trop fort.
Une jeune femme prend la parole. Rapidement le ton glisse, les mots dérapent : elle livre ses désirs inavouables.
Une autre femme prend alors la parole. Les bières circulent.
La troisième femme intervient, et puis la quatrième.
Les bières circulent. Elles ne se regardent pas, elles ne s’écoutent pas. Chacune à son tour dit son malaise face monde, face à la manipulation qui nous guette de partout, et ceci avant ‘huit’, heure de la fermeture.
Quatre parcours de vie, quatre discours. Un point commun :
« chœur : oui, le monde va mal,/ mais nous aussi on va mal »
Ce spectacle a été monté en trois versions différentes.
À la Grange de Dorigny il apparait une première fois à l'interieur d'un spectacle basé sur la juxtaposition de trois formes différentes: des improvisations sur le thème de la femme terroriste dans les années '70 d'une part, le traitement, onirique, d'un texte de Ulrike Meinhof écrit pendant son enferment en quartier de haute sécurité d'autre part, et enfin le texte Comme des Couteaux, comme prise de position sur le monde d'aujourd'hui.
La deuxième version est celle mise en scène au théâtre St-Gervais
La troisième version se présente comme une lecture - conférence - mise-en espace et a été représentée au théâtre de Mâcon, à l’ Espace Montévidéo à Marseille et au Festival de la Cité à Lausanne