Rock Trading /c’est La Faute Aux Enfants/

Rock Trading
/c’est la faute aux enfants/

Rock Trading
/c’est la faute aux enfants/

Un travail en séquences oniriques sur l’homme et le monde de la finance
du 20 au 29 au Théâtre du Loup – Genève

 

En 2015, lorsque nous avons commencé à nous documenter et travailler en workshops sur ce projet lié au monde de la finance, on comptait aborder spécifiquement le monde des traders, sa langue, ses rites. Mais, au cours de ces derniers deux, trois ans, les hommes faisant des transactions dans les fosses des bourses du monde entier – dont la fosse mythique de Chicago – ont été remplacés par des machines bien plus rapides et plus performantes que les êtres humains. À la fin de 2017, pendant que nous étions en répétitions pour la création de ROCK TRADING / c’est la faute aux enfants, des nouveaux algorithmes aux performances hallucinantes sont entrés sur le marché et appliqués aux transactions boursières en créant ce qu’on appelle la finance à haute fréquence.

 

Ce changement radical de la façon de travailler en bourse et l’introduction massive de machines ultras rapides et performantes nous a poussés à déplacer le noyau de notre réflexion pour la création du spectacle. Ce qui était le point central de notre travail, c’est-à-dire l’étude de la figure du trader – qui tant nous fascinait, mais qui était désormais obsolète –  a été remplacé par une réflexion sur l’homme et sur le soulèvent des machines.

 

Sur scène, via une fable hassidique, on met en contrepoids l’homme (comédien.ne) qui raconte des histoires pour rester « vivant » et la machine (écran) qui, dans notre version de la fable, est pour le moment – encore – une sorte « d’assistant-utilisateur ». Ici c’est la machine qui se compare à l’être humain et non pas le contraire. En effet nous avons décidé que l’être humain (comédien.ne) ne parle pas de la machine et ceci pour éviter de se mettre à son service. Sur scène c’est ELLE, la machine (écran) qui parle de nous les êtres humains. Elle se compare à notre vitesse, à notre fiabilité, à notre taux d’erreur, etc.

 

Dans le spectacle, nous avons choisi le parti pris d’aborder le monde de la finance à haute fréquence (dont les algorithmes qui la caractérisent), de façon onirique et non pas documentaire. Le projet est certes documenté (chacun des intervenants et des invités aux workshops préalables aux répétitions a nourri la réflexion avec de la documentation qui a traversé le sujet par des axes très différents et complémentaires : historiques, philosophique, mathématique, judiciaires, sociologiques… ). Il ne s’agit donc pas ici de proposer au public des séquences de caractère documentaire qui explicitent les performances de ces algorithmes et leurs conséquences sur la vie humaine et nos sociétés. Tout cela est bien présenté dans nombreux documentaires qu’on peut trouver sur le net.

 

Nous avons interrogé dans une forme positive et théâtrale ce grand changement d’époque. La question posée : que fait l’homme que pour le moment la machine ne fait pas encore ? Et bien, tout simplement, il aime, il pleure, il rit, il rote, il échange, il pète. Avec ce postulat très simple, nous essayons de porter l’humain à se redéfinir, à se repositionner sur ce que c’est humain et ce que ce n’est pas et surtout pour que cela ne soit pas le début de la fin: éviter de se comparer à la « machine » et se dévaloriser.

 

Avec ROCK TRADING / c’est la faute aux enfants, nous proposons un endroit de résistance par le fait que nous ne rentrons pas dans le jeu de la machine.
Oui, nous sommes lents.
Oui, nous sommes  imparfaits.
Oui, nous sommes naïfs.
Oui, nous sommes …
Avec ce spectacle nous parlons de nous, les êtres humains.
Nous, les artistes, faisons du Théâtre en abordant des archétypes forts qui font allusion à la finance à travers des figures ambiguës dans un registre métaphorique, afin qu’en tant que gens du théâtre nous racontions des histoires, nos histoires. Nous revendiquons et acceptons des choses spécifiquement humaines, dont la grande marge d’erreur qui nous caractérise, car c’est souvent lié à l’émotion qui accompagne la plupart de nos actes d’humains. La machine quant à elle, à un taux d’erreur de zéro pour cent. À chacun ses qualités.

 

Les thèmes que nous avons choisis pour mettre en scène ce spectacle sur l’homme et le monde de la finance sont : le chaos, la contradiction, les excès de confiance, l’euphorie, la déresponsabilisation. La pièce est composée de tableaux qui se relient par des fils rouges qui la traversent. Chaque tableau porte en lui une vision onirique. Un grand nombre de personnages de la fiction, fictifs et historiques et des archétypes se rencontrent sur le plateau pour raconter l’homme. La machine quant à elle se raconte seule en fond de scène.

 

Avec ce spectacle nous faisons de la résistance, car on le sait, le système capitaliste est l’acteur mondial depuis des décennies. C’est lui qui joue. La résistance c’est de ne pas jouer son jeu en dénonçant quelque chose, en jouant le scénario qu’il préfère : faire en continu arbitrer le système.

 

Je conclurais en disant qu’avec ROCK TRADING on ne fait pas du cinéma, comme dirait Serge Daney « le cinéma montre », on ne fait pas de la télévision « à la télé on programme des trucs, hein – ce n’est pas montrer donc les gens ne les voient pas – comment voir ce qui n’est pas montré ? » tout cela ne crée AUCUNE rencontre. Dans ce théâtre-là (le mien), nous proposons une forme radicale, un acte en direct, un acte en LIVE à vivre entre êtres humains.

 

À vous de vous faire votre idée et nous, on enfile les costumes, car

L’ARGENT FABRIQUE DE NOUVEAUX ESPRITS ET DE NOUVEAUX VISAGES!!

Marielle Pinsard

photos: Samuel Rubio / créa .gif Jérôme Viguet

Distribution

Texte et mise en scène :
Marielle Pinsard

 

Eléments dramaturgiques :
Yaël Steinmann

Assistante à la mise en scène :
Judith Ribardiere

Création sonore :
Grégory Duret

Conseil sonorisation :
Xavier Weissbrodt

Conseil artistique :
Vincent Steinmann

Scénographie :
Yves Besson

Lumière et effets spéciaux :
Christophe Glanzmann

Création viédo :
Camille de Dieu (z1 Studio)

Costumes et accessoires :
Samantha Landgarin
Marion Schmid

Accessoires Vidy :
Mathieau Dorsaz

Construction du décor :
Ateliers du Théâtre Vidy-Lausanne

 

Avec:
Lena Chambouleyron
Carole Costantini
Angelo Dell’Aquila
Gregory Duret
Harold Henning
Pierre Laneyrie
Valério Scamuffa
Anne-Sophie Sterck

 

Production :
Cie Marielle Pinsard
Pauline Lalondrelle
Cristina Martinomi

 

Coproduction :
Théâtre Vidy-Lausanne
Le Tarmac – La scène nationale francophone, Paris
Théâtre du Loup, Genève

 

Avec le soutien de :
Loterie Romande
Ville de Lausanne
Canton de Vaud
SSA, Société Suisse des Auteurs Pro Helvetia – Fondation suisse pour la culture
Fondation Leenaards Fondation Ersnst Göhner
Migros pour-cent culturel

 

Remerciements :
Théâtre Varia, Bruxelles
La Gare Franche, Marseille
Projection(room) – Gabrielle Dailly
Espaces de recherche de L’L – Jean-Michel Bukasa Lubüngu
Clinic Orgasm Society – Ludovic Barth, Mathylde Demarez
ArtCie – Dominique Rapilly
Florian Berutti
Cécile Brohez
Benjamin Op De Beeck
Pierre Olivier Dittmar
Aline Fares
Luce Goutelle
Nicolas Wintsch

Distributuion

Texte et mise en scène :
Marielle Pinsard

 

Eléments dramaturgiques :
Yaël Steinmann

Assistante à la mise en scène :
Judith Ribardiere

Création sonore :
Grégory Duret

Conseil sonorisation :
Xavier Weissbrodt

Conseil artistique :
Vincent Steinmann

Scénographie :
Yves Besson

Lumière et effets spéciaux :
Christophe Glanzmann

Création viédo :
Camille de Dieu (z1 Studio)

Costumes et accessoires :
Samantha Landgarin
Marion Schmid

Accessoires Vidy :
Mathieau Dorsaz

Construction du décor :
Ateliers du Théâtre Vidy-Lausanne

 

Avec:
Lena Chambouleyron
Carole Costantini
Angelo Dell’Aquila
Gregory Duret
Harold Henning
Pierre Laneyrie
Valério Scamuffa
Anne-Sophie Sterck

 

Production :
Cie Marielle Pinsard
Pauline Lalondrelle
Cristina Martinomi

 

Coproduction :
Théâtre Vidy-Lausanne
Le Tarmac – La scène nationale francophone, Paris
Théâtre du Loup, Genève

 

Avec le soutien de :
Loterie Romande
Ville de Lausanne
Canton de Vaud
SSA, Société Suisse des Auteurs Pro Helvetia – Fondation suisse pour la culture
Fondation Leenaards Fondation Ersnst Göhner
Migros pour-cent culturel

 

Remerciements :
Théâtre Varia, Bruxelles
La Gare Franche, Marseille
Projection(room) – Gabrielle Dailly
Espaces de recherche de L’L – Jean-Michel Bukasa Lubüngu
Clinic Orgasm Society – Ludovic Barth, Mathylde Demarez
ArtCie – Dominique Rapilly
Florian Berutti
Cécile Brohez
Benjamin Op De Beeck
Pierre Olivier Dittmar
Aline Fares
Luce Goutelle
Nicolas Wintsch

Dates


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